jeudi 19 mars 2009

Merci ma clope ?

Mais comment peut-on passer de "Au revoir" à "Merci" ?

Bon, depuis le dernier billet de ce blog, je n'ai toujours pas arrêté la cigarette (mais je réfléchis beaucoup dessus, merci monsieur l'hypnothérapeute) mais j'ai trouvé du travail : et plus ou moins grâce à AuRevoir MaClope puisque j'officie en tant que Madame Blog dans une gentille société de marketing qui s'appelle LEADshare. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle après cinq mois de chômage, hum ?

Je parle désormais de sujets moins cancérigènes comme les cadeaux ( Miss Cadeaux, c'est moi !), la bouffe ( La muse Bouche, sur le blog d'Alloresto, c'est encore moi!)et les vacances (Océane... C'est encore moiiii).

Et retrouvez l'article écrit par votre serviteur shizophrène dans le troisième numéro de Pause Santé, l'excellent gratuit qui fête ce mois ci l'arrivée du Printemps !



Pause Santé sort mardi et vous pourrez le trouver à la sortie des métros, des parkings Vinci, des sandwicheries Lina's, dans les Virgins et avec un peu de chance dans certaines pharmacies.

lundi 17 novembre 2008


Je buvais un verre hier avec une copine point vue depuis longtemps.
J’apprends qu’elle a arrêté de fumer lorsqu’elle a appris que ses dents se déchaussaient.
En deux jours, c’était plié. Pas d’hypnose, pas de blog, pas de blabla. La volonté ? Pas seulement. La peur.

Il faut arrête les conneries avec ces histoires de volonté ! Il faut vraiment flipper pour sa vie pour arrêter de fumer ?

Ceci est un moment de découragement. Et dans les moments de découragement, quoi de plus jouissif qu’une bonne tige…


La lutte n’est pas terminée…

vendredi 14 novembre 2008

Fumer des clopes ?

Ca y est, le grand jour est arrivé, celui où en quelques soubresauts métaphysiques, je vais me transformer en jeune femme saine aux mains inoccupées : oui, c’est possible !
J’ai fait une poignée d’efforts ces deux dernières semaines : me retenir de fumer le matin, attendre la vaisselle du midi etc…mais force me fut-il de constater que la tâche fut bien plus difficile le soir.

Vendredi, 13 heures : je rentre dans le réconfortant cabinet de Mr l’hypnothérapeute ; Nous faisons un bilan des deux semaines écoulées : je tente de masquer par des formules alambiquées la succession d’échecs que j’ai du conjurer. « Mais vous voulez toujours arrêter de fumer ? » me demande t-il d’un air circonspect. Euh, bien sûr, monsieur, vous en doutez ?

Il m’explique la suite des événements : je jette un rapide coup d’œil vers le lit-chevet qui sert de machine à hypnotiser. Je me prépare mentalement à m’y jeter pour me laisser plonger dans les méandres de mon subconscient. La déception est grande lorsque j’apprends que je vais rester en position assise. Crotte, mais je suis un cas grave, monsieur !

Le processus semble assez simple : Mr l’Hypnothérapeute précise que je vais rester consciente. Il s’agit juste de quelques exercices d’auto-persuasion qu’il agrémente de petites percussions sur certains points du corps pour faire réagir le système nerveux. Bien que sceptique par nature, je me laisse prendre au jeu. Je ferme les yeux, j’obéis, je suis à fond. Tellement à fond que je me retiens de dormir, emportée par la douce sensation de sérénité qu’occurrent ces exercices.
« Par quoi remplacerez-donc ces cigarettes ? »

Aucune idée.
Je réponds, un peu au pif :
« Des bisous ? »
« Répétez cinq fois, très lentement, je veuuuuuuuuuux des bisous »

« Je veuuuuuuuuuux… »
« Non, non, mentalement. »
Ouf. Bizarre quand même.

Un quart d’heure de pression et d’exercices plus tard, je rouvre les yeux. C’est donc terminé. Je me sens hyper sereine. Je n’aurai donc plus jamais besoin de fumer ?. Le monsieur me congédie, moi et mon poumon sortons humer l'air de la ville… suis-je vraiment devenue non-fumeuse ? Suspense ?

jeudi 13 novembre 2008

La Lettre

Ecrite selon un modèle prédéfini, hein... :)

Paris, le 12 novembre 2008,

A ma chère cigarette,

Tu es intervenue dans ma vie au début de mon adolescence. Tu étais là pour me montrer que oui, on pouvait faire des choses interdites et transgressives très facilement ; tu m'as donné une consistance, tu m'as permis de me faire plein d'amis qui te côtoyaient aussi.
Pourtant, et maintenant, je peux te le dire, tu me fais chier : à cause de toi, je sens mauvais, mes cheveux deviennent sales plus rapidement, j'ai le teint qui s'abîme et les dents qui jaunissent. Si je continue avec toi, je ressemblerai à ces nanas de trente ans au teint décrépis et à la voix rauque. Or, moi, je veux être pimpante.

En plus, tu coûte super cher : cinq euros par jour, c'est insupportable ! Tous les jours, il faut que je pense à toi, que je descende t'acheter, que j'affronte le regard du mec du tabac qui doit se dire " si jeune et déjà si toxico..." : Stop !
Tu t'es tellement incrustée dans ma vie que tu me sembles indispensable alors qu'au fond je sais bien que non : je peux passer des bonnes soirées sans toi, je peux avoir des sujets de conversation intéressants sans toi, je peux rester éveillée sans toi. Certes, c'est dur : quand tu n'es pas là, j'ai automatiquement envie de t'allumer : c'est là où tu t'es vraiment permise de me rendre dépendante. Sache que désormais tout ça est terminé : je ne penserai plus à toi continuellement quand je parle de choses importantes avec mes amis, quand je traverse des moments difficiles, dans les périodes d'attente. J'ai créé ton besoin avec le temps, il suffit juste que j'oublie à quel point tu es inutile et encombrante.

Je n'en peux plus d'être ce personnage caricatural qui boit et qui fume cigarette sur cigarette ; je peux plaire et je plairai même plus sans ce nuage de fumée qui m'accompagne perpétuellement : tu n'es pas une amie comme je pensais, tu es juste un truc puant qui m'encombre. Je me suis trompée sur ton compte. Mon père te hait : si au début, j'aimais bien lui prouver ma force de caractère avec toi, maintenant, j'ai plutôt l'air ridicule puisque je paraît plus que jamais dépendante.
Le fumeur est, par nature, égoïste : il pollue son entourage et ne se rend plus compte à quel point c'est insupportable pour ces proches. Tu ne penses pas aux autres,cigarette. Tu ne fais du bien à personne.

Pourtant c'est vrai que tu m'accompagne depuis déjà douze ans : tu en as vu des choses de ma vie : mais comme désormais, j'ai envie d'évoluer, te supprimer est symbolique de ma mue : j'ai changé, cigarette, je n'ai vraiment plus besoin de toi. J'ai compris que tu ne m'aimais pas et que je ne t'aimais plus. J'ai besoin de donner mon amour, de me rendre dépendante auprès de vrais personnes.

Comme le procureur général, je te donne, ma chère cigarette, ma sentence et je te condamne à t'effacer de ma vie : disparaît donc, puisque je n'ai plus besoin de toi.

Marylène

lundi 10 novembre 2008


Quelques jours que je n'ose plus remplir ce blog, ni le consulter... En ce jour de glande qui suit un week-end bien chargé en cuites diverses et variées, la honte m'étreint.

Oui, j'ai fumé, et beaucoup, jusqu'à en oublier ma Grande Décision. Dès que la nuit tombe, que les vibes de la party font tinter leurs douces clochettes, ma résolution s'éteint alors que mes clopes s'allument. Or, demain il va me falloir écrire la lettre thérapeutique.

La bataille n'est pas terminée !

mercredi 5 novembre 2008

D'où l'importance d'avoir des amis

En essayant d'arrêter de fumer, on se rend compte à quel point notre image de fumeur est encastrée dans l'inconscient de nos proches.
Si l'on est félicité au début" ah oui, c'est vraiment bien d'avoir pris une telle décision !", rapidement le doute vient faire son apparition "moi, j'y crois pas...",vient ensuite le début des reproches " attends mais c'est un fake ton blog ou bien ? T'es en train de fumer là !"puis celui de l'incompréhension totale "tu viens t'en griller une ? Allez quoi, juste une".

Arrêter de fumer n'est pas une situation sociale facile, surtout lorsqu'on projette de se faire hypnotiser. Il faut essuyer le scepticisme ambiant " mais c'est des conneries, nan ?", la culpabilisation ordinaire "oh, t'as pas de volonté ou quoi ?". On se voit assailli par de multiples tuyaux pour parvenir à l'état non-fumeur : "moi, j'ai fumé quatre paquets de clopes en une soirée et je n'ai plus jamais fumé" => Mouais, à vérifier.

Mais le Pire, c'est la fierté du fumeur-qui-lui-a-pas-du-tout-envie-d'arrêter; il ADORE la cigarette et regarde le pauvre pèlerin intoxiqué que je suis avec un regard qui semble dire " rabat-joie,rabat-joie".

Help.

Si Sanseverino l'a dit....



C'est que c'est vrai...